Affaire du « viol » de Cheikh Yérim Seck : les témoignages accablants du personnel de l’auberge
Cheikh Kane | Mercredi 12 Septembre 2012
Cheikh Yérim Seck, accusé de viol par Ndèye Aïssatou Tall, la fille du magistrat Boubou Diouf Tall, sera aujourd’hui devant le juge. Le journaliste qui nie les faits de viol devra compter aujourd’hui sur une bonne défense pour se tirer d’affaire car, en plus de la version de la jeune fille, les témoignages des employés de l’auberge Keur Madamel où a eu lieu les faits l’accablent. Le Quotidien a eu quelques-uns de ces éléments qui ressortent du procès-verbal d’enquête.
Le document rapporte que les témoignages du personnel de l’auberge qui était présent le jour des faits corroborent avec certains propos contenus dans la déclaration de la jeune fille faite devant les enquêteurs. La réceptionniste a, selon nos sources, déclaré avoir entendu un cri strident, relayé par l’écho de l’immeuble abritant la résidence et «dont elle est sûre, ne pouvait provenir que d’en haut et à la chambre 9, d’autant que les résidents des autres chambres étaient tous sortis». Le comptable confirme aussi avoir entendu le même cri. La version du réceptionniste en chef qui est aussi le chef d’hébergement rejoint celle des autres. Mieux, il a dit aux gendarmes qu’il a tapés trois fois à la porte de la chambre 9 après le cri et Cheikh Yérim Seck a ouvert la porte pour le rassurer. Ces employés de l’auberge confirment aussi la présence de sang sur le drap couvrant le lit après le départ de M. Seck. A noter que le père de la fille et sa sœur ont été auditionnés par les gendarmes.
Le Quotidien
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